Les grandes écoles
Témoignage du groupe HEC et de Sciences-Po
| Les Grandes écoles françaises se trouvent face à un paradoxe quant au « recrutement » de leurs élèves. |
D’un côté, la montée en puissance des divers classements et palmarès publiés chaque année (pour exemple celui du Financial Times qui fait trembler de nombreuses institutions dans le monde[1] ; voire également les classements hexagonaux publiés par les magazines Le Point[2] et L’Expansion[3] pour les salaires d’embauche en fonction du diplôme) conduit la grande école à développer son pouvoir d’attraction pour séduire les meilleurs élèves, mais aussi les meilleurs enseignants et chercheurs.
De l’autre, elle se trouve au centre du débat sur la diversité, logique qui l’encourage à ouvrir son processus de sélection aux élèves issus d’horizons plus diversifiés que par le passé.
Enfin, confrontée à l’internationalisation des entreprises et des carrières, la grande école doit désormais élargir son rayonnement au-delà des seules frontières hexagonales.
En somme, les grandes écoles se trouvent désormais dans un environnement mondial ou la concurrence est tout autant sévère qu’elle peut l’être dans le secteur privé.
Présence à l’international, pouvoir de séduction sur les « meilleurs », autant de forces poussant la Grande école à adopter un fonctionnement proche de celui de l’entreprise.
Un seul exemple pour illustrer la convergence des logiques de développement et de maintien de l’entreprise privée avec la grande école : le budget, qui doit désormais être géré selon les mêmes critères.
C’est ainsi que le budget de Sciences Po Paris a doublé en 7 ans, et que son taux de croissance moyen se situe entre 5 et 10% chaque année. Si l’Etat joue toujours ici le rôle d’un très bon actionnaire, les écoles ont néanmoins besoin d’améliorer leurs capacités budgétaires.
L’une des voies explorées dans ce sens par les grandes écoles consiste à se rapprocher du monde du travail et à proposer les meilleurs partenariats école-entreprise. Bénéfique en termes d’image auprès des étudiants, cette pratique permet également d’adresser d’autres moyens de financement et sources de revenus : commercialisation de formations (« éducation executive »), mécénat, taxe d’apprentissage…
Ce reportage, présenté sur I>Tele dans le cadre du programme “I-nnovation‿, présente les moyens mis en œuvre par HEC et Sciences Po Paris afin de développer leur degré de compétitivité sur ce nouveau « marché de la matière grise »
Voir le reportage vidéo (témoignages des directeurs de Sciences Po Paris et de HEC)
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2 - Voir l'article http://www.lepoint.fr/content/grandes_ecoles/article.html?id=122328
Articles dans : emploi /compétences, pratiques internationales

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